Oh grand soleil
poètes et poules sont infâmes
j’étais né pour l’amour
mais derrière moi dans le ciel des avions sinistres
la poule mitraille des oeufs sur nos têtes abattues, je levais le nez en jetant un
coup d’oeil sur elle, elle volait au-dessus de moi et pouffa de rire, elle dit:
messieurs vous pleurnichez mais comme de la faïence vous éclaterez
la haine de la poule et nous tremblons et nous dansons sur un pied
si fort que la colère de la poule fait tomber ses oeufs sur nos têtes.
Les mains dans ses deux poches de sa robe de chambre, elle sort un oeuf
jaune comme le soleil
la poule a pondu un oeuf c’est la nausée elle a ouvert le ventre d’une femme elle a
asphyxié la maison
la poule a pondu un oeuf au-dessus elle vole avec les milliers d’avion
la poule a de gros seins de bataille de ses arcs prononcés des deux reins
elle pond
et en bas on tord les bras ardus vers le ciel
sa colère ses prunelles prête encore à pondre intense et folle
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elle lâche un oeuf dégagez les gras des boulevards
la cité était belle mais la poule a pondu partout et des bombes étoilèrent le sol
et on regarde vers le ciel et on court de peur que la poule ponde et on a des
spasmes profonds la nuit si la poule pond
car la poule pond et tue
et les vieillards comme les enfants courent pantins
et pour la poule nous sommes tous des bonhommes de la brioche
elle remue un peu et lâche un oeuf et au sol des morceaux de tripes sale ventre
bout de bras chiffons d’hommes chiffons de femmes bouts d’enfants escabeau
(chanson de la poule: )
évident
elle va dans le ciel et sans vont pour le grain de nuages nous bombarder
il n’y a pas de tambours mais la ville a peur que la poule ponde ponde ponde des
oeufs
des peurs de mort
l’oeuf de la poule a écrasé tout le village sur ma tête ca saigne à crever
la poule a bombardé et dans le brasier les yeux les chaises un oeuf de feu
un oeuf de mort
la poule
je ne veux pas que l’oeuf tombe sur ma tête, ni sur la tête des hommes et des
femmes que j’aime
ni les gaz microscopiques
ni sur la balançoire ou joue Lila
ni sur le toboggan
ni un oeuf sur le soir
ni sur la maison de Saïd
la poule refermé son cul et a pondu un oeuf et elle le fait tomber et le livre a la
maison s’illumine et explose
et les murs et la femme git enterré au pied de son mur
et tout est nuit
et la poule nous écrasant en bas de son oeil noir est géante
et elle grouille et nous sommes des enfants seuls et chétifs nus
et nous sommes dans le jaune et la boue de la poule qui a pondu
son oeuf de sang et de glaire
je ne veux pas que l’oeuf de la poule tombe sur ma tête et qu’elle me mette dans
le sang rouge la substance de son oeuf qui est moisi par la mort
l’oeuf est un oeuf qui brûle, folle d’incendie
et elle secoue sa tête de poule et elle me mord les fesses
elle me dit qu’elle est prête à pondre sur ma tête et sur ma ville
qu’elle va faire descendre de tous côtés des bombes et que les gens vont courir
comme des fauves et que les faubourgs vont rouler sous les débris et le sang et
que les rires vont être jeté dans le cagibi de l’interdit sous la houle de poules qui
pondent
je n’aime pas la poule
éphémères
quand le poule pond
des millions de gens n’ont plus ni éducation ni métier
mais qu’un seul le chemin vers la mer
et je dois courir vite et je dois courir plus vite pour etre plus vite que les balles
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et les statistique folles
trouver ou continuer à être avec d’autres qui courent
de ma fenêtre à des milliers de kilomètres
Quand j’étais à ma fenêtre je me demandais mais quel peuple a peur d’une poule ?
mais ma fenêtre a été démolie et elle roule au travers l’immensité éternelle de l’infini
nous sommes devenus des ombres de bois et de charbons
et la nuit le coeur n’a plus de parole puisque tout ici ressemble a la mort et aux
pleurs
Maintenant je vais disparaitre dans le silence
il y avait ici une maison et un théâtre
et depuis, la mer la recouverte
on entend la voix d’Hamlet dans l’écume sanglante
et le crime sera à jamais enfoui
Dire les mots pour la première fois
et j’ai pu arrêter la terreur pour regarder
et rencontrer toute chose différente
et tout regard
soleil
herbe folle qui court sur la vie comme la rumeur
et les visions
et la comédie humaine pour la connaitre
et l’histoire
il y a toutes ces femmes qui dédaignent la violence et qui s’élèvent et grondent au
dessus du chaos
la musique de nos coeurs est sur les poitrines
les lunes et les cythares
le coeur bat et quelques ressources dangereuses d’inconnu
dans le visage de l’autre qui est le savant manque
des lèvres et des vies
et le pouvoir des contes saccagés dans la lumière froide
est ce qu’existe encore une parole ?
la destruction –
le théâtre ne murmure pas
personne pour offrir la couronne de fleurs
la beauté inavouable sous le soupirail de flammes
je suis un pont et une veste rouge et un costume en feu et une musique
solaire
mais peu a peu on m’a fait disparaitre du haut du ciel anéanti par les bombes
la fumée le bruit à Gaza
bras lourds et plein de peines,
tout est comme un brasier, des lueurs vives
et la masse haineuse avance avec ses regards et ses rires hargneux
où sont les assassins ?
ils sont parmi les rangs
mais ont-ils des uniformes ?
ce bataillon de soldats ce ne sont pas des éperviers
ce ne sont pas les cils de l’aimée
ce ne sont pas des éruptions d’abeilles
non ce n’est pas le poème et l’image du cheval qui traverse
même si le cheval est l’astre de la mort
sur l’acropole et qui se rue quand effondrent les orages le long des
boulevards
le crime le meurtre la ville a brulé et on se tient
comme dans la main un incendie
(le théâtre:)
Dans les feux plus de fête amoureuse
les canaux les carillons
Romeo et Juliette au milieu du gouffre
l’ardeur du ciel qui nous écroule
les avalanches de bombardements au-dessus des toits qui pivotent
il ne croit en rien il tue
sous prétexte de gagner
un bien être illusoire
tue au nom de la vérité,
nous attendons que quelque chose se révèle
nous cherchons en vain dans son sang
à émouvoir ce qui va venir
les démons les miracles
et nous perdons le visage de nos mères
dans celles que nous tuons
la terreur venait dans le sommeil et l’angoisse
l’énervement cognait les cervelles contre les murs
Fouilles les corps
l’héritage des violences
arrache les tripes
cherche le sang
de sa propre mort
en tuant l’autre
angoisse couvre les pas
la vengeance du sang ne dors pas
angoisse voudrait toucher le ciel de la fin de soi et de la fin du monde
angoisse de relire sans intérêt les livres
angoisse de ne pas avoir la clé devant le calvaire
devant l’éternité des larmes des statues de sel
angoisse d’être celui qui ne pourra pas sauver
la sorcière qu’on brule et qu’on disperse dans le fleuve
et être là comme sur une gravure
les enfants de dieu tuent
avec leur aptitude à l’obéissance
et avoir commis l’irréparable
le devoir d’étreindre l’enfer
les batailles d’hommes et le plaisir de Dieu seul
rouge le sang qui coule
et se dire je suis dieu et fumée
et je saute
tout le reste n’est que l’équilibre et stratagème
pour que la nuit
nous puissions être tranquille et dormir
il veut au nom de la célébration
être le maitre
Et maintenant tout le monde s’émerveille devant son dos
voltigent les papillons les ailes chargées de soupir et d’angoisse
ce qui est commis n’est plus à commettre
